Production
: Cie Hecho en Casa et le Théâtre des Chimères
de Biarritz.
Mise en scène
: Jean-Marie Broucaret
Traduction : Françoise
Thanas
Lulú,
ou la Parlante... une jeune femme dont le cerveau est agencé
comme un CD, par pistes, par plages numérotéees...
Lulú... ou l'histoire d'une fausse naïve du sud
du Chili d'aujourd'hui ; elle se raconte sans fin, en un monologue
désordonné.
Lulú... une jeune femme solitaire, tourmentée,
en quête d'amour, incapable de liens affectifs sincères
; ses propos peuvent s'avérer sanglants, misérables,
empreints d'une tristesse immense ou de sanglots ravalés
; parfois au contraire, ils sont faits d'emportements excessifs
et incontrôlés.
Lulú... une jeune femme émouvante en recherche
d'elle-même, à la fois combative, ironique, sarcastique,
attachante et drôle... De multiples facettes qui ne manqueront
pas de surprendre le spectateur.
Notes de mise en scène…
Lulú raconte et se raconte, sans fin, prise au piège
de sa propre parole, sans logique apparente.
Nous avons voulu que chaque spectateur soit le destinataire
de cette parole. C’est à lui directement que Lulú
l’adresse, pour rétablir le contact, renouer les
liens, retrouver le fil qui la rattache aux autres et à
elle-même. C'est pour cela, qu'au long du spectacle, elle
s'exprimera dans deux langues : la langue maternelle, la langue
du souvenir, le quechua, quand elle tente de puiser dans le
passé la force d'affronter le présent, et la langue
d'adoption, la langue de son présent, le français,
quand elle tente de se faire entendre de ceux qui l'écoutent,
et pour lesquels elle parle, elle parle, elle parle...
Le public est assis en rond et Lulú parle à l’intérieur
du cercle dans une grande proximité, entourée
des regards et cernée par les robots ménagers
qui l’aident à confectionner l’abondance
de plats nécessaires à calmer sa peur.
Œuvre violente, surprenante, déstabilisante, Lulú
met en jeu une dramaturgie et une esthétique contemporaine
qui déconcertent, provoquent, non sans humour.
Jean-Marie
Broucaret